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À la dérive [Teano Chevrier/Louise Holfman]

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MessageSujet: À la dérive [Teano Chevrier/Louise Holfman] Sam 12 Aoû - 13:32

À la dérive


 

    Teano marchait, les mains enfoncées dans les poches de son grand manteau noir, savourant chaque seconde de sa promenade. En cette fin d’après-midi, rares étaient les élèves présents dans les sous-bois. Il y faisait frais, et une légère brise soufflait, emportant avec elle une odeur d’humidité que le jeune homme trouvait agréable. Il s’éloigna délibérément des sentiers plus fréquentés, évita prudemment les bancs sur lesquels les couples se réunissaient, pour parvenir, enfin, à se retrouver seul. Il aimait la compagnie autant qu’il aimait la solitude, et s’il ne rechignait pas à la première, il était toujours heureux de retrouver la seconde.
 
   Il avançait donc paisiblement, de sa démarche un peu particulière, marquée par le léger balancement de ses épaules. Il connaissait bien la forêt, mais il s’efforçait toujours de se contenter de suivre le chemin, sans aller quelque part. De toute façon, s’il avait une destination, il finirait par l’atteindre, et puis il trouvait toujours plus appréciable de ne pas avoir de but. Avec un but venait toujours un problème de temps, une obligation,… Il refusait tout cela.

    Il atteignit un arbre immense, devant lequel il arrivait presque systématiquement lorsqu’il se promenait, sans jamais savoir si c’était véritablement intentionnel ou non, et leva la tête. Son regard fouillait les branches, examinait ses ramifications, ses feuilles, suivait le tronc. Il finit par adresser un signe de tête respectueux au géant qui s’élevait devant lui. Sans qu’il y prête véritablement attention, ses mains sortirent de ses poches, commençant à esquisser quelques gestes. Il lisait l’arbre, lisait la façon dont il y monterait. Il aurait été facile de tracer des repères dans le bois, presque invisibles, de Dessiner dessus, mais il s’interdisait d’utiliser son pouvoir sur des êtres vivants, et cet arbre en faisait partie.

    Finalement, après de longues minutes, il retira lentement son manteau, le posa soigneusement sur le sol, et vint se placer en-dessous d’une branche, située à quelques deux mètres du sol. Il était certes grand, mais pas suffisamment pour pouvoir l’atteindre de là où il était. Son corps se tendit entièrement, et il bondit. Ses doigts s’enroulèrent autour du bois, et il se hissa dessus, en un seul mouvement fluide. Il l’avait répété des dizaines de fois, avait perfectionné sa façon de faire, et aujourd’hui il y parvenait sans difficultés. Les choses avaient été différentes les premières fois…

    Ayant atteint son but, il s’appuya contre l’écorce et resta immobile. À demi-dissimulé par les feuilles, il aurait pu voir sans être vu, mais l’endroit lui parut désert. Alors, après les quelques instants de repos qui suivaient toujours ses coups d’éclats, Teano finit par se remettre debout, et reprit son ascension. Il était lent, il était précis, et il n’avait d’yeux que pour l’arbre. L’escalade était le seul moment au cours duquel il tolérait d’avoir une véritable destination, mais il appréciait de ne pas en avoir quand il était en extérieur, ailleurs que sur une falaise ou un mur.

    C’était alors lui qui devait décider quand s’arrêter et, s’il pouvait être frustrant de ne pouvoir atteindre les plus hautes ramifications, trop frêles pour supporter son poids, il aimait cette sensation de devoir laisser la place à plus fragile que lui. Tout comme il aimait pratiquer son ascension, avoir le temps et l’occasion de réfléchir au moindre de ses mouvements, et en même temps pouvoir se laisser guider, si besoin était, par ce qu’on pouvait appeler son instinct.

    Il s’immobilisa de nouveau, bras et jambes tendus, en position de repos, et tourna les yeux vers le sol. Il n’avait jamais été particulièrement sensible au vertige, pas au sens ou on l’entendait. Le vide, la hauteur, ne lui faisait pas peur, pas plus que la sensation de chute. Au contraire, il trouvait cela grisant. Alors il s’arrêta, là, debout contre le tronc, et ferma les yeux, s’offrant simplement au vent, et écoutant la forêt.
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